Recueil de Chant : La Taverne
Page 1 sur 1•
Recueil de Chant : La Taverne
Receuil de Chant: La Taverne
Les filles sont volages, fréquentez les donc pas
Un jour elles vous aiment, un jour elles vous aiment pas
Par un dimanche au soir, m'en allant promener
J'ai entendu la belle chanter une chanson
En vidant les bouteilles, les verres et les flacons
Je m'suis approché d'elle, pour lui parler d'amour
M'a répondu la belle - galant retire toi
Y'en a un autre que j'aime, bien plus joli que toi
S'il faut que je m'retire, je me retirerai
Dans un couvent la belle, j'irai finir mes jours
Vous ne pourrez pas dire que j'vous ai pas aimé !
Sieur Virgile, Les souffleurs de songes
Ecoutez-tous mes bons amis
Vous qui vivez bien à votre aise
Je vais vous chanter le récit
De toutes les grandes misères
Qu'on peut avoir dans les chantiers
A travailler, à s'ennuyer
Dans une forêt si sévère
Surtout dans le temps de l'hiver
Quand faut partir pour les chantiers
Il nous faut tous quitter nos femmes
Nous faut quitter pareillement
Ce qui nous coûte le plus cher
Nos femmes et nos petits enfants
Rester terrés comme des loups
Dans une forêt si sévère
Surtout dans le temps de l'hiver
C'est par un dimanche au matin
Au début de l'année nouvelle
J'étais couché sur les sapins
Chantant pour dissiper mes peines
En composant cette chanson
C'est en pensant à ma maison
Et c'est en pensant à ma belle
Surtout dans le temps de l'hiver
Ici ils nous font travailler
Tous les six jours de la semaine
Le jour de l'An pareillement
Ainsi que tous les jours de fête
Qu'il vente, pleuve ou bien qu'il neige
Même s'il fait les quatre temps
La misère est notre salaire
Surtout dans le temps de l'hiver
Sieur Virgile, Les souffleurs de songes
"Ecoutez la complainte de la belle Eloise,
Douce, avenante et toujours bien mise.
On la disait sans le sou mais éprise,
D’un noble seigneur sous son emprise.
Un jour, à un grand bal princier elle fut conviée,
Dans sa penderie, ni belle robe ni jolis souliers.
Ravalant sa fierté, elle s’y présenta sans cavalier
Sous les moqueries et les regards mauvais.
Des larmes coulèrent sur les pâles joues,
De la fraîche et belle Eloise sans le sou.
L’on annonça alors le mariage du seigneur fou,
Avec une grande dame aux somptueux bijoux.
Les années passèrent, et la guerre vint,
Des régiments combattirent longtemps en vain.
Sur les tables, ni pain ni vin
Misère, famine, le deuil et l’espoir divin...
C’est alors que débarqua un jeune capitaine,
Beau, courtisé mais l’âme en peine.
La foudre tomba sur son cœur plein de haine,
Et d’Eloise il fit sa reine.
Dans une belle maison, elle fut accueillie,
De beaux enfants, du bonheur, elle fut remplie.
Quand au seigneur, on dit qu’il perdit la vie
Et que sa femme se remarie.
Et que sa femme se remarie..."
Dame Allissandre, Les souffleurs de songes
[i]

Mamnon- Ranger
- Messages : 735
Inscrit le : 14 Mai 2007
Fonction dans le groupe : Archiviste
Conjoint : aucun












