Essai philosophique de Jesban Kandler -Principe de Keldun

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Essai philosophique de Jesban Kandler -Principe de Keldun

Message par Mamnon le Ven 25 Mai 2007 - 12:05

Les Principes de Keldun – Essai philosophique de Jesban Kandler parchemin n°1/ sommaire

Principe 1 : Keldun, ville cosmopolite
« Keldun ouvrira ses portes à toutes personnes, respectueuses des lois en vigueur, désirant s’installer en ses murs sans égard à sa race. »


Principe 2 : Keldun, ville à l’écoute

« Keldun octroie à ses citoyens la possibilité de s’exprimer librement, dans le respect de tous et toutes, de critiquer le pouvoir en place, de s’associer. Keldun garantit également la liberté de presse et s’engage à recevoir les propositions des citoyens et à les consulter régulièrement. »


Principe 3 : Keldun, ville transparente
« Keldun établie une gestion transparente de ses activités, justifie toujours clairement ses décisions et publie chaque semaine un budget. »


Principe 4 : Keldun, ville démocrate
« Keldun réitère le droit des citoyens de se présenter aux postes publiques gouvernementaux et de voter pour les représentants qu’ils jugent compétents. »


Principe 5 : Keldun, ville responsable

« Keldun assure une gestion équilibrée de ses ressources naturelles dans une perspective long terme. »


Principe 6 : Keldun, ville solidaire[/u]
« Keldun encourage ses citoyens à s’entraider. En ce sens, Keldun protège légalement les plus faibles contre les abus possibles des plus forts. »


Principe 7 : Keldun, ville civique

« Keldun offre un cadre de vie sain, propre, sécuritaire. Aussi, Keldun appuie le comportement civique et le respect des infrastructures publiques ou privés. »


Principe 8 : Keldun, ville curieuse
« Keldun est résolument tourné vers le développement culturel, artistique et scientifique. Keldun privilégie l’éducation et l’ouverture sur le monde. »


Principe 9 : Keldun, ville pacifique
« Keldun s’engage vers une politique extérieure axée sur le commerce, les échanges culturels et la diplomatie et renonce à toute intention impérialiste. »


Principe 10 : Keldun, ville fière
« Keldun et ses citoyens sont fiers de ce qu’ils accomplissent et s’engagent à défendre les valeurs et les principes fondateur de la ville. »

Mamnon
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Re: Essai philosophique de Jesban Kandler -Principe de Keldun

Message par Mamnon le Dim 17 Juin 2007 - 19:15

Essai philiosophique de jesban Kandler- Les principes de Keldun - parchemin n°2

Introduction

Keldun est une cité en ruine qui retrouve désormais tout son dynamisme depuis que la rumeur de la mort du dragon s’est répandue dans la région. La ville enregistre désormais plus d’une centaine d’habitant en seulement quelques semaines.

La cité, autrefois abandonnée par les Nirzhads, a été reprise par un groupe de réfugiés venant de par delà les mers. Toutefois, les natifs sont de plus en plus nombreux à s’installer et ce, de toutes les races de la région. C’est désormais une ville cosmopolite qui regroupe diverses ethnies qui se côtoient.

Par ailleurs, la ville ne dispose que de peu de ressources et très peu de bâtiments sont encore utilisables aux fins de développement. De surcroît, il existe une structure politique temporaire, loin de faire l’unanimité.

Ce document vise à synthétiser les orientations que doivent prendre Keldun et à guider sa reconstruction. À partir de débats publiques, des observations faite dans la ville et de l’articulation actuelle des groupes, des lois et des commerces, ce document espère refléter les problématiques et solutions que proposent les habitants.


Chapitre 1 : Keldun, ville cosmopolite


Une première division est apparue au sein de la ville : celle entre natifs et réfugiés d’outremer.

Les réfugiés ont réussi à terrasser le dragon pour enfin mettre un terme à leur exil forcé. En provenance de Taorn et d’Acménia principalement, les réfugiés ont fui devant le péril de l’Ombre après avoir du le dernier rempart des peuples libres céder sous l’assaut des hordes démoniaques. Le voyage en mer et les errances auront duré environ une dizaine d’année pour ce groupe composé d’Humains, de Farfadets, d’Elfes, d’Acmènes, de Nains, d’Orcs et de Hobbits. Keldun apparaît donc comme un endroit où refaire sa vie et s’installer.

Les réfugiés amènent avec eux des langues et des cultures différentes, mais également des façons de procéder inconnues dans les contrées enneigées. Il y a donc un choc culturel à prévoir avec le second groupe : les natifs.

Les natifs sont composés de Khanseks, de Nirzhads, de Froerïns, de Glyshs, de Gelbloïns, de Kirkillins et de Norjdiks. Ces peuples sont habituellement regroupés entre représentants de même race et ont donc des habitudes et des modes de vie qui leur sont propres. De plus, certains d’entre eux ne s’apprécient guère. Par exemple, les Glyshs ont souvent été exploités par les Gelbloïns et les Kirkillins.

En somme Keldun est confronté non seulement à un choc culturel en raison de l’arrivée d’étrangers aux mœurs et coutumes différentes, mais aussi à un choc culturel du simple fait que des représentants de chaque race s’installent pour le moment en ville. Keldun peut donc facilement être qualifiée de ville cosmopolite.

Toutefois, si les races divergent, un premier terrain d’entente semble ressortir des propos tenus par les habitants : leur motivation quant à venir s’installer à Keldun. En effet, la majorité des citoyens actuels désirent avant tout trouver un toit, un travail, de la nourriture; bref, un endroit où vivre en paix. Une autre bonne partie de la population se compose d’aventuriers attirés par la perspective d’une nouvelle cité. Curieux du développement de Keldun, ils espèrent pouvoir profiter des perspectives qu’offre la nouvelle citée dans la contrée.

Par ailleurs, étant donné le manque de contrôle vu la faible autorité exercée et le besoin manifeste de main d’œuvre pour se reconstruire, Keldun ne peut revenir en arrière et instaurer une politique de contrôle de l’immigration. De surcroît, les habitants optent plutôt pour une politique d’ouverture et offrent ainsi l’espoir à tous et toutes, peu importe la race, l’aĝe, le sexe ou la provenance de s’installer en ces murs. Il s’agit là de la première et principale orientation de Keldun, dictée à la fois par la nécessité et la collectivité.

Keldun est et restera toujours une ville symbolisant l’accueil peu importe les différences ou les cheminement des individus.


Chapitre 2 : Keldun, ville à l’écoute


Ce premier principe est toutefois lourd de conséquences, car il impose une grande ouverture d’esprit de la part des habitants et implique des règles de vie conciliables entre les différentes races. De surcroît, il demeure également très improbable qu’une race, une caste ou un groupe d’anciens réfugiés puissent prétendre contrôler tous les autres sans susciter la colère ou de vives critiques.

Cela impose donc d’aller au-delà des différences, ne serait-ce que pour la gestion de la ville et sa vie politique. Cela impose de travailler également de pairs avec tous les habitants désireux de s’impliquer et de consulter fréquemment les différents groupes. Il est impossible d’éviter les guerres d’influence et de concilier l’ensemble des points de vue d’autant d’individus, mais si les habitants peuvent s’exprimer librement et sont tenus au courant des initiatives de la ville, la ville de Keldun réussira un développement en harmonie avec les attentes de ces citoyens.

Bref, Keldun, une ville à l’écoute de ces citoyens, de leurs revendications, de leurs projets et de leurs rêves constitue le second principe dégagé pour la Cité. Ainsi, les citoyens doivent disposer de tribunes et doivent avoir le pouvoir de soumission de projets, publiques ou privés, au gouvernement. La liberté d’expression dans le respect des autres doit également être garantie.



Chapitre 3 : Keldun, ville transparente

La multiplication des lieux publics, des contacts et du réseau associatif de Keldun contribue à créer une atmosphère d’inclusion et d’écoute des avis. Néanmoins, il ne faut pas tomber dans le piège de la discussion sans action. La ville doit être en mesure de trancher et de prendre les décisions qui s’imposent. Par ailleurs, certaines situations imposent des décisions rapides et n’offrent pas le loisir de procéder à une consultation populaire. Une troisième réalité s’impose également, certaines questions sont d’ordre de la gestion quotidienne de la cité et ne constituent pas des motifs de consultation de la population dont la majorité n’est souvent pas intéressée par ce type de questions. Pour ces raisons, la consultation ne signifie pas la décision pour autant.

Le pouvoir décisionnel appartient au gouvernement de la cité. Celui-ci écoute, puis décide en fonction des informations dont il dispose au moment de la prise de décision. Ce qui est toutefois important, c’est que le gouvernement ce doit de justifier sa décision, particulièrement lorsque celle-ci va à l’encontre manifeste de la volonté d’une majorité de la population.

Le troisième grand principe de Keldun est la transparence dans la gestion de la Cité. C’est à cette condition seule que le gouvernement parviendra à maintenir une relation de confiance avec l’ensemble des citoyens.


Chapitre 4 : Keldun, ville démocrate

Pour que la transparence devienne un incontournable du gouvernement, les dirigeants doivent être redevables devant l’ensemble des citoyens des décisions qu’ils prennent, ou de leur inaction manifeste.

La démocratie, qui est un principe manifestement introduit par les réfugiés d’outre-mer, est un système politique qui permet aux citoyens de choisir ceux ou celles qui prennent les décisions. Des élections, à dates fixes, garantissent le renouvellement des leaders politiques de la Cité et assurent que toutes les voix sont entendues. De surcroît, cela permet de juger de la compétence dans la gestion courante de la Cité.

La démocratie répond, en tant que système politique, au premier principe d’accueil en permettant à chaque citoyen de se présenter et assure que le second principe soit respecté. Bref, ce mode d’organisation présente des avantages non négligeables dans un contexte ou plusieurs étrangers se regroupent actuellement dans une ville qui se veut ouverte et accueillante. Cela répond aussi aux impératifs court terme de développement de la cité, car elle ne permet pas la prise de contrôle de la ville par un groupe précis.

Au contraire, ce système politique permet de développer une approche collective basée sur la compréhension et l’ouverture d’esprit.

Keldun, ville démocrate est à la fois une nécessité et une garantie à l’heure actuelle et forme donc le quatrième principe fondateur de la cité. Ce mode de fonctionnement, nouveau pour la plupart des citoyens de la cité, devrait être expliqué clairement avant d’être accepté au risque d’être vicié constamment à la base.


Chapitre 5 : Keldun, ville responsable


Les dirigeants étant redevables devant le peuple qui les met au pouvoir, ils assument une certaine responsabilité quant aux décision qu’ils prennent dans la gestion de la ville. C’est donc sous ce signe qu’ils doivent entreprendre leur mandat.

Au contraire, les citoyens sont les seuls responsables de l’exercice de leurs droits, obligations et devoirs envers la cité. Ils sont les seuls à pouvoir profiter des pouvoirs qui leur sont accordés et ne peuvent blâmer qu’eux-mêmes s’ils en rejettent les règles.

La gouvernance d’une cité démocrate n’est possible que si les dirigeants et les citoyens font leur part. Le développement de la ville n’est possible qu’au prix d’une implication dans la vie politique des citoyens.

Par ailleurs, dans u autre d’idée, les ressources de Keldun étant limitées, mais les besoins nombreux, il est tout aussi impératif d’adopter une certaine prudence dans l’exploitation des ressources afin de garantir une liberté et indépendance économique future à la ville renaissante. La gestion responsable de ces ressources, par les dirigeants comme par les habitants est essentielle afin de garantir la prospérité.

Keldun, en tant que ville responsable, doit s’assurer la pérennité de ses ressources et envisager la préservation de celles-ci pour garantir un futur agréable à Keldun. Le gaspillage doit être limité au maximum, et encore, une fois, les citoyens ont leur rôle à jouer quant à la préservation des ressources en n’abusant pas de celles-ci.

La responsabilité est donc le cinquième principe qui sous-tend la fondation de la cité.

Mamnon
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Re: Essai philosophique de Jesban Kandler -Principe de Keldun

Message par Mamnon le Dim 17 Juin 2007 - 19:17

Essai philosophique de Jesban Kandler - Les principes de Keldun - parchemin n°3


Chapitre 6 : Keldun, ville solidaire

Comme mentionné, les ressources doivent être gérées de façon responsable, celle-ci étant limitée. Il en va de même pour l’espace dont dispose la ville, particulièrement en ces heures de remise sur pied de la cité.

La ville de Keldun étant en ruine, le travail de reconstruction demande un investissement collectif important. La cité dispose déjà de fonds collectifs pour faciliter le développement de la ville. Des mesures ont d’ailleurs été prises, en ces temps de renaissance, pour que les producteurs, les commerçants et les habitants de la ville profitent de la richesse collective. Le gouvernement, ne serait-ce que par cette action, a déjà largement prouvé sa nécessité.

Cette idée de collectivité est d’ailleurs renforcé par le fait qu’il serait irresponsable d’appliquer une méthode du type « premier arrivé, premier servi ». D’une part parce que les plus forts pourraient s’approprier chaotiquement les ressources les plus importantes et que cela pourrait mener à octroyer le pouvoir à une race particulière qui s’imposerait. La meilleure méthode pour éviter des conflits inutiles est donc d’assurer une gestion collective par un gouvernement démocratique.

Pour y parvenir, des sacrifices sont nécessaires. C’est pourquoi chacun et chacune doit contribuer à la hauteur de ces moyens. Que se soit simplement en aidant et en déblayant les rues ou en offrant de l’argent ou des services gratuitement, cette solidarité est nécessaire et peut mener beaucoup plus loin que des gestes individuels isolés. La ville de Keldun ne peut se développer si elle est pillée.

Ainsi, l’apparition de plusieurs groupes est un signe de vitalité de la ville, mais ne doit pas devenir un obstacle. La discussion, la solidarité entre les groupes et la complémentarité des actions est de mise. Les groupes sont des atouts précieux et peuvent exercer une concurrence saine, mais doivent surtout agir solidairement et ne pas mettre la ville en péril à cause de divergences idéologiques ou méthodologiques. Les groupes doivent au contraire cultiver une certaine harmonie et préconiser la discussion.

Keldun doit être et est donc une ville solidaire. Il s’agit là du sixième principe essentiel de la ville. Si les habitants peuvent compter les uns sur les autres pour développer une ville, celle-ci sera prospère et rapportera beaucoup à la collectivité au final.


Chapitre 7 : Keldun, ville civique

Une ville solidaire ne signifie toutefois rien si les habitants n’en prennent pas soin. La loi interdisant d’uriner sur les murs reflète le civisme dont doive faire preuve les citoyens de Keldun. En effet, une ville propre est manifestement une ville plus accueillante et plus agréable à vivre. Cela nécessite donc des règles de civisme de base créant un espace de vie confortable et douillet répondant aux attentes de ceux et celles qui viennent s’installer.

Par ailleurs, s’il n’est pas réellement nécessaire d’inclure ces règles dans la législation, il n’est certes pas inutile de rappeler que le comportement respectueux des citoyens de la ville contribuera au rayonnement de la ville et à son image. De surcroît, prendre soin de sa ville et démontrer son attachement permet de réduire les coûts d’entretien et véhicule un message positif aux individus de toutes races qui s’installent. C’est également un gage de sécurité et de bonne entente.

Le civisme est donc une septième orientation que doit suivre Keldun afin d’offrir un cadre de vie agréable et sécuritaire.


Chapitre 8 : Keldun, ville curieuse

Les trois derniers principes vont au-delà de la simple organisation de la vite interne de Keldun, bien qu’ils y réfèrent également. En incluant ceux-ci, la ville de Keldun vise également à trouver une place aux yeux de l’extérieur. Car, il ne faut pas se leurrer, Keldun aura des contacts avec d’autres villes établies et suscitera des réactions. De façon réaliste, il importe donc dans cet exercice de synthèse d’aller au-delà des remparts de murs de Keldun.

Keldun se doit donc d’être curieuse pour accommoder la majorité de ses habitants. En étant curieuse, ouverte d’esprit et sensible, Keldun s’offre la chance d’innover et de créer sans cesse. Keldun est un pôle de recherche ne serait-ce que par la diversité qu’elle abrite en son sein. C’est une force non négligeable qui entraîne une synergie pouvant mener Keldun à se positionner comme un pôle de savoir et d’innovation.

Keldun la curieuse garde une place privilégiée à l’éducation, la recherche et la culture. L’art est rassembleur, unique, universel et doit faire vibrer l’âme des habitants de Keldun. La connaissance du passé et le partage des savoirs sont autant d’opportunités de développement technologique. La création d’objets, de produits doit être encouragé et soutenu au sein de Keldun.

Plusieurs groupes manifestent déjà leur intention d’explorer les environs, de se montrer curieux du monde extérieur et Keldun doit les encourager à tourner le regard de ses habitants au-delà de ses murs protecteurs. Car, il se cache également des trésors d’ingéniosité et de beauté hors des murs. Keldun doit être résolument tournée vers l’extérieure également.

En étant une ville curieuse, huitième principe développé ici, Keldun devient une ville attirante, mystérieuse et peut considérablement améliorer les conditions de vie de ses habitants au fil du temps.


Chapitre 9 : Keldun, ville fière


Keldun doit être une ville fière. Une ville fière de son développement, de son rayonnement, de sa culture, de ses orientations et principes. Et une ville fière est une ville qui attire les gens et c’est une ville qui suscite un sentiment d’appartenance important.

Cela engrange une spirale positive à plusieurs égards, mais surtout permettra à Keldun de souder les citoyens en cas de coups durs. Une ville fière est une ville qui se tiendra debout et qui repoussera les dangers grâce à l’implication de ces citoyens.

De plus, Keldun doit se dévoiler à la face du continent comme étant une ville phare; une ville fière de ce qu’elle est et de ce qu’elle deviendra. Keldun n’a pas à plier l’échine ou à rougir de honte quant à ses actions, elle doit au contraire servir de modèle à tous ceux et toutes celles qui y voient là une société harmonieuse, constructive et prospère.

La fierté d’habiter cette ville, de l’animer et de la soutenir est un dénominateur commun à tous les citoyens et devrait servir de neuvième orientation.


Chapitre 10 : Keldun, ville pacifique


La ville de Keldun doit renoncer à toute tendance impérialiste, de conquêtes ou d’assouvissement de la région. Et cela en vertu même du premier principe évoqué : l’accueil en son sein de tous les individus.

En effet, d’un point de vue interne, la cité ne peut entreprendre d’actions belliqueuses impérialistes sans se mettre à dos une partie de sa population et assurément avoir en son sein des agents ennemis. Et d’un point de vue externe, elle nuirait gravement à l’image d’accueil que celle-ci souhaite projeter. La neutralité de la ville dans les conflits sera souvent de mise.

Il semble donc beaucoup plus sage d’assurer le pouvoir de Kedun via son influence culturelle, économique et politique que militairement parlant. Le rayonnement de Keldun bien plus que la force brute devrait garantir des relations saines avec les autres villes de cette contrée.

Si Keldun est une ville pacifique, mais fière, il n’en demeure pas moins que Keldun peut légitimement se défendre contre ses agresseurs et doit le faire. La présence d’une milice ou même de soldats entraînés demeure logique. Keldun dispose à son avantage d’être une ville difficile à prendre, tant par sa configuration enclavée dans la montagne que par son accès difficile en raison du climat. Bref, la position pacifique et non belligérante est bien servie par ses défenses naturelles.

Keldun en étant une ville pacifique adopte une attitude qui renforce l’ensemble de ses principes fondateurs, tant en ce qui concerne la vie entre ses murs qu’à l’extérieur de ses murs. C’est pourquoi il s’agit du dixième principe dégagé par cet exercice.


Conclusion


Le fruit de ce travail est de donner une direction commune au développement de Keldun. Cela dit, l’application de ces principes et les outils que Keldun doit se donner pour les mettre en pratique doivent faire l’objet d’un tout nouveau débat. Déjà, il est possible de constater qu’une table de lois est utilisée et ce n’est qu’un exemple d’outil, avec ces avantages et inconvénients, de la façon de garantir l’application de ces principes.

Finalement, l’auteur de ces lignes tient à souligner que si ces propositions sembleront idéalistes aux yeux de beaucoup, la démarche de réflexion est quant à elle extrêmement réaliste. Le premier principe d’accueil relève en effet davantage d’un fait déjà établi que d’un vœu pieu. Les autres principes découlant de cet état des choses, ceux-ci s’imposent avant tout quant à la façon de garantir la stabilité sociale de la ville. Stabilité, qui de façon réaliste, n’est atteignable que si le pouvoir n’appartient pas aux représentants d’une race précise étant donné que celle-ci, abandonnée, n’a pas de maître légitime pour en réclamer le pouvoir. Force est donc de constater que Keldun est une ville vouée à vivre avec les différences et d’en faire une force plutôt qu’une faiblesse.

Pour Keldun, ville cosmopolite, à l’écoute, transparente, démocrate, responsable, solidaire, civique, curieuse, fière et pacifique.


Jesban Kandler

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